Neurologique Urgence vitale possible

Accident vasculaire cérébral (AVC)

aussi appelée : AVC, Attaque cérébrale, Ictus

Interruption brutale de la circulation sanguine dans une partie du cerveau. Première cause de handicap et 3ᵉ cause de décès en Côte d'Ivoire.

En Côte d'Ivoire

Première cause de handicap acquis et 3ᵉ cause de décès en Côte d'Ivoire. L'hypertension artérielle non traitée est responsable de 80 % des AVC.

Définition

Qu'est-ce que
la accident vasculaire cérébral (avc) ?

L'AVC survient lorsque la circulation sanguine cérébrale est brutalement interrompue, soit par obstruction d'une artère (AVC ischémique, 80 % des cas), soit par rupture d'un vaisseau (AVC hémorragique, 20 % des cas).

Les neurones privés d'oxygène meurent en quelques minutes. **Chaque minute compte** : plus la prise en charge est rapide, plus de tissu cérébral peut être sauvé.

L'AIT (Accident Ischémique Transitoire) est un AVC qui régresse spontanément en moins de 24h. Il doit être traité comme une urgence : c'est un signal d'alarme d'AVC complet imminent.

Symptômes

Les signes
à reconnaître.

  • **Paralysie ou faiblesse soudaine** d'un côté du corps (visage, bras, jambe)
  • Bouche déformée, asymétrie du visage
  • Trouble de la parole brutal (mots incompréhensibles, parole impossible)
  • Perte de la vision d'un œil ou d'un côté du champ visuel
  • Vertige intense avec troubles de l'équilibre
  • Maux de tête brutaux et inhabituels (« coup de tonnerre »)
  • Trouble de la conscience, somnolence brutale
Causes

Pourquoi survient-elle ?

  • Caillot bloquant une artère cérébrale (AVC ischémique)
  • Rupture d'une artère (AVC hémorragique)
  • Embolie d'origine cardiaque (fibrillation auriculaire)
  • Athérosclérose des carotides
  • Anomalie vasculaire congénitale
Facteurs de risque

Êtes-vous
concerné(e) ?

  • Hypertension artérielle (#1 — responsable de 80 % des AVC)
  • Diabète
  • Tabagisme
  • Cholestérol élevé
  • Fibrillation auriculaire
  • Antécédents familiaux d'AVC
  • Âge > 55 ans
  • Obésité, sédentarité
  • Drépanocytose
Consulter

Quand faut-il
consulter ?

Voici les situations qui doivent vous amener à consulter un médecin de la CMS. Plus tôt vous consultez, meilleures sont les chances de prise en charge.

**URGENCE ABSOLUE** : tout signe ci-dessus, même transitoire = appelez immédiatement le 27 22 41 72 96 ou présentez-vous aux urgences
**Mémorisez la règle « FAST »** : Face (visage), Arms (bras), Speech (parole), Time (temps) — si l'un est anormal, ne perdez pas une seconde
Un AIT (signes qui régressent en quelques minutes ou heures) = même urgence qu'un AVC : 30 % des AIT sont suivis d'un AVC complet dans le mois
Diagnostic

Comment
le diagnostic
est-il posé ?

  1. 1

    Examen neurologique d'urgence

    Évaluation immédiate aux urgences : score NIHSS, conscience, motricité, sensibilité, langage.

  2. 2

    Scanner cérébral

    Examen-clé en urgence : différencie AVC ischémique vs hémorragique. Indispensable avant tout traitement.

  3. 3

    Bilan biologique

    NFS, ionogramme, glycémie, coagulation, troponine au laboratoire CMS.

  4. 4

    ECG + écho cardiaque

    Recherche d'une fibrillation auriculaire (cause embolique fréquente).

  5. 5

    Doppler des carotides

    Recherche d'une sténose carotidienne, source d'embolie cérébrale.

Traitement

Comment
se soigne-t-elle ?

Hospitalisation en unité neurovasculaire

Prise en charge spécialisée 24h/24 dans les premiers jours.

Thrombolyse intraveineuse

Dissolution du caillot par injection IV (alteplase). Possible jusqu'à 4h30 après le début des symptômes.

Thrombectomie mécanique

Retrait mécanique du caillot par cathéter, possible jusqu'à 6-24h selon les cas. Disponible en centre spécialisé.

Antiagrégants et anticoagulants

Selon le type d'AVC : aspirine, clopidogrel, anticoagulants en cas de fibrillation auriculaire.

Contrôle des facteurs de risque

Tension, diabète, cholestérol — pour prévenir la récidive.

Rééducation

Kinésithérapie, orthophonie, ergothérapie — débutent précocement et durent des mois.

Complications possibles sans traitement

  • Hémiplégie (paralysie d'un côté du corps)
  • Troubles de la parole (aphasie) ou de la déglutition
  • Troubles cognitifs, démence post-AVC
  • Dépression post-AVC
  • Épilepsie séquellaire
  • Récidive d'AVC
  • Décès
Prévention

Comment
la prévenir.

Mieux vaut prévenir que guérir. Voici nos recommandations pour réduire votre risque ou éviter les complications.

**Contrôlez votre tension artérielle** (mesure annuelle dès 35 ans, traitement strict si HTA)
Arrêtez le tabac
Surveillez votre diabète et votre cholestérol
Activité physique régulière (30 min/jour minimum)
Alimentation équilibrée (peu de sel, beaucoup de fruits et légumes)
En cas de palpitations : consultez (recherche de fibrillation auriculaire)
Évitez l'alcool en excès
FAQ

Questions fréquentes
des patients.

Combien de temps a-t-on pour traiter un AVC ?

Le moins de temps possible. La thrombolyse intraveineuse est efficace jusqu'à 4h30 après le début des symptômes. Au-delà, plus le temps passe, plus de neurones meurent. **« Time is brain »** : chaque minute compte.

Peut-on récupérer complètement d'un AVC ?

Cela dépend de la taille de la lésion, de sa localisation, de la rapidité de prise en charge et de la qualité de la rééducation. Certains patients récupèrent totalement, d'autres gardent des séquelles. La rééducation précoce maximise la récupération.

L'AVC peut-il toucher les jeunes ?

Oui. Bien que plus fréquent après 55 ans, environ 10-15 % des AVC surviennent chez les moins de 50 ans. Les causes peuvent être différentes (dissection artérielle, drépanocytose, anomalie cardiaque). Aucun âge n'est protégé.

Cette fiche d'information a été rédigée et révisée par les médecins de la Clinique Médicale Spécialisée. Elle a vocation à informer et ne remplace pas une consultation médicale personnalisée. Prendre rendez-vous ou appeler le +225 27 22 41 72 96.